26 avril 2005
Endtime
Voilà. Ici c'est fini. Je pense que c'est définitif, cette fois.
Comme toutes les choses que j'ai jetté ces dernières semaines, ce blog
n'était plus approprié.
Trop. Tout simplement. Trop de phrases, trop
de souvenirs, de paroles qui hantent ces lignes. Des fantômes
désormais. Alors les fantômes je les enferme ici et je jette la clef.
Mais je ne le supprime pas complètement. Je le laisse à la dérive. Une
sorte de mémorial de ce que nous avons été.
Pour ceux qui veulent suivre, c'est là que ça se passe.
23 avril 2005
Tout est dit.
Soulagé ? Oui.
Non.
Une douleur qui s'atténue, une autre qui apparaît.
Je suis tout de même rassuré que l'on ait décidé de garder le contact. Il y a au moins ça qui subsistera.
Changement de conjugaison...
19 avril 2005
Piano lessons
J'ai tué Parasites.
J'ai dit Stop à des illusions.
J'ai fermé en grande partie une porte.
J'essaye d'en réouvrir une autre, en face. Les deux ne devraient pas être incompatibles... Elles le sont.
J'ai fermé les yeux, tendu ma main, mis ces choses en clair au moins dans ma tête. Elles le sont presque.
Elles doivent sortir maintenant. Le plus dur reste à faire.
Stop pour ce soir.
16 avril 2005
Grey Rain
Encore et encore et encore. La leçon n'est jamais assimilée. Chute et rechute et rechute. Ma tendance auto-déstructrice reprend le dessus. Je trouve de nouveaux prétextes pour la mettre à l'oeuvre. L'alcool est mon ami le plus fidèle. Je refuse l'extérieur qui pourrait me changer les idées. La seule main dont j'aimerais voir la paume tendue vers moi ne vient pas. Ou du moins, pas comme je le voudrais.
Encore et encore et encore. Tourner en rond. Revenir un an en arrière. Changer les visages, changer les noms. Le reste est identique. L'évolution se fait dans le mauvais sens. Le mur s'approche, il faut vite changer de cap, prendre une décision. Mais non. Moi je bois. Je ne sais pas faire ça, prendre des décisions importantes. A la place, je bois.
"It's a fine day to die" comme aurait dit Quorthon.
Of blindness and consequences
"Le plus dur n'est pas de s'apercevoir que l'on est de trop. Le plus dur est d'avoir le courage et la volonté de s'éclipser."
15 avril 2005
The fourth dimension
Retour de chez mon autre médecin. Je n'en sais toujours pas plus. Ce que je sais, c'est que le diagnostic du premier praticien était faux. Rien de plus. Toute une série de tests et d'analyse m'attend le mois prochain... Joie.
Ces jours de congés s'annoncent longs et ennuyeux. Le temps est
pourri à souhait. Du vent, du vent et encore du vent accompagné de
pluie, ce qui m'empêche d'aller marcher. A défaut de pouvoir sortir, je
range. Je range cet espace qui me sert de chambre, et ce, de fond en
comble. Encore et encore. J'arrache des posters du mur, je jette des
sacs entiers d'objets dont la présence n'est plus approprié ici. Je
nettoie, jette, replace, inlassablement. Voilà ce que l'ennui et le
manque me font faire. Jetter. Ils me font devenir nostalgique aussi.
Comme je l'étais hier soir. Et avant-hier soir.
A éviter.
14 avril 2005
Fractured
Les résultats de mes analyses sanguines viennent contrer le premier diagnostic du médecin. Il faut chercher ailleurs. Toujours l'inconnu. C'est ça le problème avec cette saloperie. C'est qu'elle est faite d'inconnues. D'inconnues et d'imprévus. Pour l'instant je n'ai pas de traitement digne de ce nom pour traiter cette crise là. Je me contente de doubler les doses habituelles. Me voilà totalement dépendant de tout ces petits cachets que j'avale tous les jours. Moi qui répugnais à prendre trop d'aspirine étant petit, de peur d'en devenir dépendant. Quelle belle ironie.
Les jours passent, tous identiques. Comme si j'étais au boulot. Sauf que je suis chez moi. Mes congés payés que j'avais prévu à partir du 15 prendront la relève du congé maladie. Ce qui fait que je ne reprendrais pas le travail avant jeudi prochain. Que vais-je faire d'ici là ? Je ne peux pas encore sortir pour aller marcher. Je n'ai plus d'inspiration pour aller photographier (si tant est que j'en ai déjà eu). Bref, je vais lire/geeker/lire/geeker. Moi qui me faisais une joie (cachée et inavouée) de ces congés. Ils vont se passer de la manière la plus misérable et glauque qui soit. Comme moi seul en ai le secret. Rester à longueur de journée assis sur ma chaise fait que je me pose trop de questions. Je prends des pseudos-décisions que je ne mettrai jamais à éxécution. Parce que j'ai trop peur. Peur de perdre ce que j'ai déjà. Peur d'en demander trop même si je sais que ce n'est pas le cas. Le choix entre une douleur sourde et latente ou une vive déchirure.
J'entends d'ici la voix du médecin lors de ma visite de vendredi prochain : "Racontez moi ce qui vous mine. Je le vois d'ici sur votre visage. Vous savez que ça joue beaucoup sur l'apparition de vos crises etc..."
Il faudrait pourtant que je les prenne ces décisions. Il faudrait. Toujours pareil.
Je tiens à remercier ici les personnes qui m'apportent leur soutien, sous quelque forme que ce soit, durant ces jours assez sombres. Vous vous reconnaîtrez. Sachez que vos mots me soulagent. Merci.
11 avril 2005
For my demons
Ca y est. Le médecin a trouvé ce que j'avais. Une saloperie de
plus. Je me demande si l'évolution s'arrêtera un jour ou si, au
contraire, on va me trouver de nouveaux symptômes tous les ans. C'est
fort probable. J'ai donc le droit à plein de nouveaux petits cachets et
à des privations supplémentaires. A moi les
haricots verts cuits à l'eau jusqu'à la fin de mes jours (ui je sais,
y'en a qui se contenterait bien d'haricots tous les jours). Quelle vie merveilleuse !
Je ne dois
pas sortir non plus. Je dois et je ne peux que rester cloîtré dans ma
chambre, en arrêt de travail pendant une semaine. Quelle vie
merveilleuse !
Un petit jeu amusant pour m'occuper consiste à deviner
quelle saloperie m'attend pour l'année prochaine. Une petite amputation
? Ou alors faudra-t-il m'énucléer un oeil ? Ou encore mieux ! Une
inflammation touchant le système nerveux central faisant définitivement
de moi un légume !
Quelle vie merveilleuse ! Je n'en demandais pas tant.
10 avril 2005
Whole
Je l'avais presque oubliée. Je pensais que mon traitement avait un effet suffisamment fort pour repousser toutes ses poussées. Et bien, non. J'en ai eu la preuve cette nuit avec l'une des plus douloureuses crises que je n'ai jamais eu à subir. Les conséquences me font peur. Peur d'un durcissement radical du traitement avec tous les effets secondaires que cela implique. Peur des séquelles.
Il ne manquait plus que ça. Il ne manquait plus que cette saloperie refasse surface. Je hais ce corps qui me fait souffrir aussi violemment. Je hais cette vie qui m'attend. Je pense déjà aux solutions radicales pour y remédier. Ca ne se prend quand même pas à la légère ce genre de décisions. Mais j'y réfléchis sérieusement. Il est temps d'arrêter de se voiler la face.
08 avril 2005
Ca y est, les leçons de code sont derrière moi. Finies. Ce fut encore plus facile que je ne le pensais. Comme quoi... j'ai fini par l'escalader le mur et pas par finir dedans.
Je bois quelques bières à ma santé tiens pour la peine.
07 avril 2005
Nightmares by the sea
Alalalala les joies du travail. Quel bohneur d'être enfermé dans un
bureau avec une frileuse extrêmiste qui ferme la fenêtre et met le
chauffage à chaque fois que l'un de mes collègues ou moi même, essayons
de l'ouvrir pour renouveller l'air vicié et surchauffé qui circule ici.
Bref, tout ça dans une ambiance de plus en plus tendue, entre menaces
de démission des chefs, de non-circulation de l'information, de
nervosité à l'autre bout du fil...
Je viens de passer 45 minutes en communication avec la même personne. Grand dieu, c'est interdit. Je risque une remontrance.
Bref, bref, bref. Ca continue, ça continue, toujours pareil. Tous les
jours. Flemme. Un peu, beaucoup. (Ah, un appel. Un comptable. Joie !
Voilà terminé). Qu'est-ce que je voulais dire moi au fait. Ah ui, je
voulais me plaindre encore un petit peu.
Donc demain, examen de code. Miam miam. Je sens que je vais finir dans
le mur. Comme tout ce que je vis en ce moment. Ca finit, ou va finir,
dans le mur. Bon, l'heure de départ approche. Je ne suis plus tellement
pressé de rentrer chez moi désormais. Avant, je partais toujours 5
minutes plus tôt afin d'avoir mon train et d'arriver chez moi pas trop
tard. Maintenant, ça m'est égal. Je n'ai rien à faire chez moi.
Toujours les mêmes gestes, les mêmes futilités une fois rentré. Les
mêmes engueulades entre mes parents durant le rassemblement familial
qu'est le dîner. Pas méchantes, ni violentes mais très très lassantes
après une journée de travail.
Rien, rien, rien, rien, rien...
05 avril 2005
In praise of Bacchus
Les nerfs à fleur de peau, la fatigue croissante et écrasante. Voilà
mon lot quotidien ces jours derniers. Beaucoup de facteurs sont
responsables de mon état : la fatigue nerveuse dûe au travail qui finit
par devenir physique, la frustration croissante avec le temps, la
répétition à l'infini des gestes quotidiens, les questions
existentielles qui finissent en maux de tête...
Voilà ce qui cause l'abandon de ce blog. "T'as besoin de vacances, toi"
m'a dit un ami hier soir. C'est très vrai. C'est pour cela que j'ai
prévu quelques jours de congés, aux alentours du 15 tant qu'à faire,
parce qu'on ne sait jamais...
Donc que s'est-il passé de trépidant dans ma vie merdi..
merveilleuse et pleine de rebondissements depuis ces dernières semaines
? Et bien, j'ai l'honneur d'annoncer que je vais enfin pouvoir essayer
de passer mon code. Huit mois après mon inscription à l'auto-école.
Faut dire que dès que j'avais commencé le travail, j'avais délaissé
cette affaire là pendant plus de six mois, victime de ma flemme
légendaire et de mon incapacité à faire deux choses à la fois. J'ai
donc reçu, hier, ma convocation à l'examen. Cela
se passera vendredi. Je ne me fais pas trop de soucis car j'ai rarement
fait plus de cinq fautes aux tests depuis que je m'y suis mis
sérieusement. Enfin... Je ne fais pas de pronostics non plus sinon je
vais finir dans le mur.
Quoi d'autre, quoi d'autre...
Ah ui, j'ai reçu hier un graveur/lecteur de DVD que j'avais commandé
principalement pour lire un DVD-vidéo en particulier, sur mon PC. Je le
reçois hier, je le branche, je mets mon DVD et, ô joie, le graveur
n'arrive pas à le lire. Je teste avec les lecteurs sur le PC de père.
Ca passe. Sur la platine de salon : ça passe. Je teste avec d'autres
DVD-vidéos sur mon graveur tout neuf, ça passe. Mais avec celui que je
veux : ça ne passe pas. Non. Bien évidemment. Ca serait trop beau. Ca
aussi je n'y ai pas droit ? Non ? D'accord. Va falloir que je me fasse
à l'idée. Ca commence à faire beaucoup de choses auxquelles je n'ai pas
droit. Bref, bref, bref. Arrêter de me lamenter devrait être une
résolution à prendre au plus vite.
17 mars 2005
Lifemare
Irruption dans ma chambre, hier soir, de Mme ma génitrice.
"Qu'est-ce que tu fais ?
- Je fais des photos.
- Montre !
- Non, désolé, je préfère garder ça pour moi."
Souffles d'exaspération, claquage de portes. Bienvenue à la maison.
Mère ne peut concevoir le fait que je n'ai pas envie de tout
éxtérioriser et de tout partager avec eux. Eux, proches par le sang.
Uniquement par le sang. Nous ne faisons pas partie de la même
dimension. Les passe-temps favoris de mère sont les émissions de 20h45
de TF1. Les miens sont les longues marches et la photographie. Mère
aime la chaleur, les tropiques, la musique bariolée, les grandes
réunions de famille. J'aime le glacial, la pénombre, le silence.
Deux mondes, deux hémisphères cohabitant sous le même toît. Je fais des
efforts pour que ces deux mondes ne s'affrontent pas constamment. Parce
que je ne veux pas de conflits. Parce que je ne prends aucun plaisir
aux relations conflictuelles. Eux aussi font des efforts, j'en suis
convaincu. Mais les efforts effectués de part et d'autre ont leurs
limites. Je ne veux pas qu'ils s'invitent et commentent le résultat de
ces passe-temps très personnels avec leurs rires grossiers et leurs
remarques sarcastiques... Eux qui ne parlent qu'en terme d'utilité matérielle, de rentabilité. Eux qui sont tellement terre-à-terre.
Garder ça pour moi, pour ceux qui comprennent, qui savent.
15 mars 2005
Think
Le printemps revient. Le soleil tape sur les vitres du bureau et nous nargue depuis tout là haut, nous qui sommes enfermés ici comme des souris de laboratoire (prêtes à être dissequées par de sanguinaires et impitoyables Terminales Scientifiques ;) ).
Tout à l'heure avec deux collègues, nous avons été boire notre café dans la petite cour intérieure située sous nos fenêtres, à l'ombre des arbres. Il y a là, depuis le début de la semaine, toute une ribambelle d'enfants venus jouer les reporters dans nos locaux. Je les observais tout l'heure, à l'heure du déjeuner, depuis ma fenêtre. Et je me disais qu'ils en avaient de la chance. Que j'aimerais bien revenir à cette période là de ma vie. Ils n'ont pas ces soucis et tracas (futiles) d'adultes responsables avec lesquels nous nous débattons tous les jours. Ils avaient l'air d'être heureux. Ils s'amusaient d'un rien. L'adolescence les pourrira sous peu. On pouvait déjà remarquer certains signes de l'inéxorable dégénérescence qui les touchera tous (ou presque) bientôt...
La semaine dernière, j'avais fait une demande pour réjoindre une équipe sur le jeu auquel je jouais tous les soirs. J'avais été pris car, selon eux, "j'ai du potentiel". Et puis, j'ai réflechi. J'ai réalisé que je jouais beaucoup trop. Que ça me prenait tout mon temps libre. J'aime jouer, certes. C'est une de mes grandes passions. Mais il est vrai que j'abusais un petit peu trop... Plusieurs personnes me l'ont déjà dit. Alors j'ai recontacté le leader de l'équipe pour lui dire que je refusais finalement la période de test qu'ils me proposaient. Et puis en ce moment, l'autre passion que je me suis découverte me prend de plus en plus de temps. Et au moins en la pratiquant, je crée... Merci à elle (encore et toujours) de m'y avoir quelque peu poussé. Bon, ça fait depuis le début d'après midi que je suis sur cette note, tapant une ligne toutes les vingt minutes, entre deux appels. Je vais peut être bien finir par la poster ! Plus qu'une demie heure et un mardi de plus sera terminé. Vive le mardi...
14 mars 2005
En attendant
Et voilà une nouvelle semaine qui commence. L'envie de reposter des notes sans intérêt me reprend. Bon signe ? Je ne sais pas.
Ce week-end fut assez bon. Samedi fut une excellente journée comme je
l'ai écrit dans ma note correspondante. Dimanche aussi. Un peu moins.
Parce qu'elle n'allait pas bien. Et forcément ça m'affecte lorsqu'elle est comme ça. Et puis ne rien pouvoir faire pour l'aider, pour la soulager, pour la protéger... ça me rend malade. J'essaie quand même de faire de mon mieux... en attendant...
Mes journées de travail se suivent et se ressemblent toutes.
Automatismes. Automatismes certes, mais je ne suis pas un automate.
J'essaie de garder toujours ce quelque chose en moi qui fait que je ne
déambule pas les yeux vides dans les rues, que je ne pousse pas les
gens pour rentrer le premier dans la rame de métro. Qui fait que je
m'arrête pour prendre mon temps, que je réponds au sourire qu'une petite fille inconnue peut m'offrir... Toutes ces choses à côté de quoi les autres passent chaque jour. Ces plaisirs simples qu'ils refusent de connaître car ce n'est pas du concret.
Je l'ai déjà dit, je le redis et je ne le redirai jamais assez mais je
suis content d'avoir la chance de connaître des personnes qui comme
moi, aiment ressentir ces choses, qui sont assez sensibles pour les
ressentir... It's all about feelings.
12 mars 2005
Sulfur
C'est fait, j'ai des images plein la tête et l'appareil. Je viens de
finir mon thé en écoutant et regardant (encore) le DVD de Katatonia et
non le silence comme je l'avais prédit dans le post précédent. Je viens
aussi d'observer d'un oeil critique le résultat de ma longue marche.
Marche commencant dans la douleur puisque pour monter tout là haut, il
faut supporter pendant plusieurs kilomètres la présence humaine avec
toutes les souillures que cela comporte : pollution olfactive,
visuelle, auditive etc etc... Mais une fois cela derrière moi... Quel
bonheur. Ui, ui, je n'hésite pas à employer le mot bonheur. Car c'est
vraiment ce que j'ai ressenti, une fois allongé paresseusement au beau
milieu des herbes folles, le soleil me chatouillant le bout des
cheveux. Il ne manquait plus que...
Puis je me suis quand même décidé à me lever pour aller pratiquer mon
moyen d'expression favori pour lequel j'étais monté jusque là haut. Là
encore, l'homme a pu me montrer à quel point il est un être éxecrable.
Tout ce qu'il touche est sali irrémédiablement. Même au coeur d'une
forêt, sans aucune considération pour les êtres vivants l'habitant, il
n'hésite pas à tout enlaidir en déversant ses immondes déjections
industrielles ou autres... Dépitant et répugnant.
Malgré cela, mon
après midi n'a pas été gâché. J'ai été retrouver la petite clairière
que j'aime tant et où j'avais trouvé et sauvé un oiseau il y a quelques
temps. Je me suis laissé aller et ai essayé de capturer la moindre
beauté dont recèle ce site. Impossible de tout voir. Il y a trop de
vies, des trésors dissimulés parmi les arbres.
Et je suis
redescendu, un petit sourire au coin des lèvres, tout excité à l'idée
de voir le résultat de mon escapade. Et ce soir, je partage...
Là, tout de suite, maintenant...
Le ciel est couvert et grisonnant comme les cheveux de père. C'est le
temps que je préfère. Je vais de ce pas, chausser mes rangers, attraper
mon appareil à faire des images et monter en haut de la colline là bas.
J'éspère y être seul et pouvoir ainsi réaliser sans contrainte toutes
les idées de photos qui me trottent dans la tête depuis le début de la
semaine. J'éspère aussi les partager ce soir avec elle. Et puis avec sa petite soeur également. Parce que elles, elles savent. Elles apprécient. Elles comprennent.
Et puis en revenant, je boierai un bon thé chaud, avec du miel en regardant par la fenêtre et en écoutant le silence.
Là, tout de suite, maintenant... je me sens bien. Parce qu'elle occupe toute ma tête.
11 mars 2005
The weakness of hope is the strength of decline
C'est amusant de voir que lorsque j'ai voulu mettre fin à ce blog
volontairement, je n'ai pas pu résister bien longtemps. Au bout d'une
semaine, j'étais de retour. Et finalement, c'est le quotidien, le
médiocre, le vide qui a eu raison de lui... et de moi. Enfin... il
n'est pas encore mort. Il agonise juste. A moi de voir si j'ai encore
l'envie de lui insuffler un peu de vie.
Bref, je me décide à réécrire aujourd'hui car... car... Je ne sais pas
comment l'exprimer. J'ai du mal à écrire. Je mets des heures pour faire
sortir de ma tête la moindre phrase au prix de gros efforts. Mon
inutilité se propage jusqu'ici...
Hier, elle m'a poussé à m'ouvrir au monde. Et je l'en remercie. Je la remercie pour beaucoup de choses d'ailleurs. Je la remercie d'exister. Je la remercie d'être si proche malgré la distance. Je ne la remercierais jamais assez...
Elle m'a donc poussé à parler
à une personne dont j'admire beaucoup les créations. Créations que je
trouve parfois très proches des miennes. Elle m'a aussi donné l'idée de publier sur mon blog ces photos que je garde pour moi (et pour elle). Je vais peut être suivre son conseil. Envie de partager, (intriguer), échanger avec ces personnes qui se trouvent si loin mais avec qui j'ai tant de choses en commun...
22 février 2005
Use-less
C'est mon inutilité qui me fait le plus peur lorsque je fais la moindre introspection. C'est pas croyable comme cela peut m'obséder en ce moment. Sentiment qui, tous les jours, grossit un peu plus. J'y pense toute la journée, tous les soirs. Ne pas arrêter de me poser des questions sur ce que j'ai pu faire d'utile pour moi même ou pour ceux que j'aime ces dernières années. Les réponses que je trouve m'effraient.
15 février 2005
Concert et bla bla bla
Concert hier soir. Un mot, un seul : grandiose. Et puis me retrouver avec ces quelques amis... Ca m'a fait vraiment plaisir. Retrouver le temps d'un soir cette complicité d'antan. Ca m'a fait un bien fou. En plus de ça, j'ai fait la connaissance d'une personne que j'ai beaucoup appreciée. Bref, j'ai tout oublié pendant les trois heures et demi qu'a duré le show. Je suis rentré à une heure du matin, extenué, mais je me suis endormi le sourire aux lèvres. Même ce matin, en me levant pour aller bosser, j'avais toujours la trace de ce sourire. Tout oublier le temps d'un soir... Ne plus penser à autre chose que le plaisir du moment... J'en redemande.
