Enter and Attend My Own Decay

La vie n'est qu'un combat perpétuel pour l'existence même, avec la certitude d'être enfin vaincus.

26 avril 2005

Endtime

Voilà. Ici c'est fini. Je pense que c'est définitif, cette fois. Comme toutes les choses que j'ai jetté ces dernières semaines, ce blog n'était plus approprié.
Trop. Tout simplement. Trop de phrases, trop de souvenirs, de paroles qui hantent ces lignes. Des fantômes désormais. Alors les fantômes je les enferme ici et je jette la clef. Mais je ne le supprime pas complètement. Je le laisse à la dérive. Une sorte de mémorial de ce que nous avons été.


Pour ceux qui veulent suivre, c'est que ça se passe.

Posté par Decayed à 21:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 avril 2005

Tout est dit.
Soulagé ? Oui.
Non.
Une douleur qui s'atténue, une autre qui apparaît.
Je suis tout de même rassuré que l'on ait décidé de garder le contact. Il y a au moins ça qui subsistera.
Changement de conjugaison...

Posté par Decayed à 20:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]

19 avril 2005

Piano lessons

J'ai tué Parasites.
J'ai dit Stop à des illusions.
J'ai fermé en grande partie une porte.
J'essaye d'en réouvrir une autre, en face. Les deux ne devraient pas être incompatibles... Elles le sont.
J'ai fermé les yeux, tendu ma main, mis ces choses en clair au moins dans ma tête. Elles le sont presque.
Elles doivent sortir maintenant. Le plus dur reste à faire.
Stop pour ce soir.

Posté par Decayed à 00:14 - Commentaires [5] - Permalien [#]

16 avril 2005

Grey Rain

Encore et encore et encore. La leçon n'est jamais assimilée. Chute et rechute et rechute. Ma tendance auto-déstructrice reprend le dessus. Je trouve de nouveaux prétextes pour la mettre à l'oeuvre. L'alcool est mon ami le plus fidèle. Je refuse l'extérieur qui pourrait me changer les idées. La seule main dont j'aimerais voir la paume tendue vers moi ne vient pas. Ou du moins, pas comme je le voudrais.
Encore et encore et encore. Tourner en rond. Revenir un an en arrière. Changer les visages, changer les noms. Le reste est identique. L'évolution se fait dans le mauvais sens. Le mur s'approche, il faut vite changer de cap, prendre une décision. Mais non. Moi je bois. Je ne sais pas faire ça, prendre des décisions importantes. A la place, je bois.

"It's a fine day to die" comme aurait dit Quorthon.

Posté par Decayed à 19:46 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Of blindness and consequences

"Le plus dur n'est pas de s'apercevoir que l'on est de trop. Le plus dur est d'avoir le courage et la volonté de s'éclipser."

Posté par Decayed à 15:34 - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 avril 2005

The fourth dimension

Retour de chez mon autre médecin. Je n'en sais toujours pas plus. Ce que je sais, c'est que le diagnostic du premier praticien était faux. Rien de plus. Toute une série de tests et d'analyse m'attend le mois prochain... Joie.

Ces jours de congés s'annoncent longs et ennuyeux. Le temps est pourri à souhait. Du vent, du vent et encore du vent accompagné de pluie, ce qui m'empêche d'aller marcher. A défaut de pouvoir sortir, je range. Je range cet espace qui me sert de chambre, et ce, de fond en comble. Encore et encore. J'arrache des posters du mur, je jette des sacs entiers d'objets dont la présence n'est plus approprié ici. Je nettoie, jette, replace, inlassablement. Voilà ce que l'ennui et le manque me font faire. Jetter. Ils me font devenir nostalgique aussi. Comme je l'étais hier soir. Et avant-hier soir.
A éviter.

Posté par Decayed à 18:20 - Commentaires [4] - Permalien [#]

14 avril 2005

Fractured

Les résultats de mes analyses sanguines viennent contrer le premier diagnostic du médecin. Il faut chercher ailleurs. Toujours l'inconnu. C'est ça le problème avec cette saloperie. C'est qu'elle est faite d'inconnues. D'inconnues et d'imprévus. Pour l'instant je n'ai pas de traitement digne de ce nom pour traiter cette crise là. Je me contente de doubler les doses habituelles. Me voilà totalement dépendant de tout ces petits cachets que j'avale tous les jours. Moi qui répugnais à prendre trop d'aspirine étant petit, de peur d'en devenir dépendant. Quelle belle ironie.
Les jours passent, tous identiques. Comme si j'étais au boulot. Sauf que je suis chez moi. Mes congés payés que j'avais prévu à partir du 15 prendront la relève du congé maladie. Ce qui fait que je ne reprendrais pas le travail avant jeudi prochain. Que vais-je faire d'ici là ? Je ne peux pas encore sortir pour aller marcher. Je n'ai plus d'inspiration pour aller photographier (si tant est que j'en ai déjà eu). Bref, je vais lire/geeker/lire/geeker. Moi qui me faisais une joie (cachée et inavouée) de ces congés. Ils vont se passer de la manière la plus misérable et glauque qui soit. Comme moi seul en ai le secret. Rester à longueur de journée assis sur ma chaise fait que je me pose trop de questions. Je prends des pseudos-décisions que je ne mettrai jamais à éxécution. Parce que j'ai trop peur. Peur de perdre ce que j'ai déjà. Peur d'en demander trop même si je sais que ce n'est pas le cas. Le choix entre une douleur sourde et latente ou une vive déchirure.
J'entends d'ici la voix du médecin lors de ma visite de vendredi prochain : "Racontez moi ce qui vous mine. Je le vois d'ici sur votre visage. Vous savez que ça joue beaucoup sur l'apparition de vos crises etc..."
Il faudrait pourtant que je les prenne ces décisions. Il faudrait. Toujours pareil.

Je tiens à remercier ici les personnes qui m'apportent leur soutien, sous quelque forme que ce soit, durant ces jours assez sombres. Vous vous reconnaîtrez. Sachez que vos mots me soulagent. Merci.

Posté par Decayed à 00:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 avril 2005

For my demons

 

Ca y est. Le médecin a trouvé ce que j'avais. Une saloperie de plus. Je me demande si l'évolution s'arrêtera un jour ou si, au contraire, on va me trouver de nouveaux symptômes tous les ans. C'est fort probable. J'ai donc le droit à plein de nouveaux petits cachets et à des privations supplémentaires. A moi les haricots verts cuits à l'eau jusqu'à la fin de mes jours (ui je sais, y'en a qui se contenterait bien d'haricots tous les jours). Quelle vie merveilleuse !
Je ne dois pas sortir non plus. Je dois et je ne peux que rester cloîtré dans ma chambre, en arrêt de travail pendant une semaine. Quelle vie merveilleuse !
Un petit jeu amusant pour m'occuper consiste à deviner quelle saloperie m'attend pour l'année prochaine. Une petite amputation ? Ou alors faudra-t-il m'énucléer un oeil ? Ou encore mieux ! Une inflammation touchant le système nerveux central faisant définitivement de moi un légume !
Quelle vie merveilleuse ! Je n'en demandais pas tant.

Posté par Decayed à 18:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]

10 avril 2005

Whole

Je l'avais presque oubliée. Je pensais que mon traitement avait un effet suffisamment fort pour repousser toutes ses poussées. Et bien, non. J'en ai eu la preuve cette nuit avec l'une des plus douloureuses crises que je n'ai jamais eu à subir. Les conséquences me font peur. Peur d'un durcissement radical du traitement avec tous les effets secondaires que cela implique. Peur des séquelles.
Il ne manquait plus que ça. Il ne manquait plus que cette saloperie refasse surface. Je hais ce corps qui me fait souffrir aussi violemment. Je hais cette vie qui m'attend. Je pense déjà aux solutions radicales pour y remédier. Ca ne se prend quand même pas à la légère ce genre de décisions. Mais j'y réfléchis sérieusement. Il est temps d'arrêter de se voiler la face.

Posté par Decayed à 21:05 - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 avril 2005

Ca y est, les leçons de code sont derrière moi. Finies. Ce fut encore plus facile que je ne le pensais. Comme quoi... j'ai fini par l'escalader le mur et pas par finir dedans.
Je bois quelques bières à ma santé tiens pour la peine.

Posté par Decayed à 18:43 - Commentaires [4] - Permalien [#]

07 avril 2005

Nightmares by the sea

Alalalala les joies du travail. Quel bohneur d'être enfermé dans un bureau avec une frileuse extrêmiste qui ferme la fenêtre et met le chauffage à chaque fois que l'un de mes collègues ou moi même, essayons de l'ouvrir pour renouveller l'air vicié et surchauffé qui circule ici. Bref, tout ça dans une ambiance de plus en plus tendue, entre menaces de démission des chefs, de non-circulation de l'information, de nervosité à l'autre bout du fil...
Je viens de passer 45 minutes en communication avec la même personne. Grand dieu, c'est interdit. Je risque une remontrance.
Bref, bref, bref. Ca continue, ça continue, toujours pareil. Tous les jours. Flemme. Un peu, beaucoup. (Ah, un appel. Un comptable. Joie ! Voilà terminé). Qu'est-ce que je voulais dire moi au fait. Ah ui, je voulais me plaindre encore un petit peu.
Donc demain, examen de code. Miam miam. Je sens que je vais finir dans le mur. Comme tout ce que je vis en ce moment. Ca finit, ou va finir, dans le mur. Bon, l'heure de départ approche. Je ne suis plus tellement pressé de rentrer chez moi désormais. Avant, je partais toujours 5 minutes plus tôt afin d'avoir mon train et d'arriver chez moi pas trop tard. Maintenant, ça m'est égal. Je n'ai rien à faire chez moi. Toujours les mêmes gestes, les mêmes futilités une fois rentré. Les mêmes engueulades entre mes parents durant le rassemblement familial qu'est le dîner. Pas méchantes, ni violentes mais très très lassantes après une journée de travail.
Rien, rien, rien, rien, rien...

Posté par Decayed à 17:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 avril 2005

In praise of Bacchus

Les nerfs à fleur de peau, la fatigue croissante et écrasante. Voilà mon lot quotidien ces jours derniers. Beaucoup de facteurs sont responsables de mon état : la fatigue nerveuse dûe au travail qui finit par devenir physique, la frustration croissante avec le temps, la répétition à l'infini des gestes quotidiens, les questions existentielles qui finissent en maux de tête...
Voilà ce qui cause l'abandon de ce blog. "T'as besoin de vacances, toi" m'a dit un ami hier soir. C'est très vrai. C'est pour cela que j'ai prévu quelques jours de congés, aux alentours du 15 tant qu'à faire, parce qu'on ne sait jamais...
Donc que s'est-il passé de trépidant dans ma vie merdi.. merveilleuse et pleine de rebondissements depuis ces dernières semaines ? Et bien, j'ai l'honneur d'annoncer que je vais enfin pouvoir essayer de passer mon code. Huit mois après mon inscription à l'auto-école. Faut dire que dès que j'avais commencé le travail, j'avais délaissé cette affaire là pendant plus de six mois, victime de ma flemme légendaire et de mon incapacité à faire deux choses à la fois. J'ai donc reçu, hier, ma convocation à l'examen. Cela se passera vendredi. Je ne me fais pas trop de soucis car j'ai rarement fait plus de cinq fautes aux tests depuis que je m'y suis mis sérieusement. Enfin... Je ne fais pas de pronostics non plus sinon je vais finir dans le mur.

Quoi d'autre, quoi d'autre...
Ah ui, j'ai reçu hier un graveur/lecteur de DVD que j'avais commandé principalement pour lire un DVD-vidéo en particulier, sur mon PC. Je le reçois hier, je le branche, je mets mon DVD et, ô joie, le graveur n'arrive pas à le lire. Je teste avec les lecteurs sur le PC de père. Ca passe. Sur la platine de salon : ça passe. Je teste avec d'autres DVD-vidéos sur mon graveur tout neuf, ça passe. Mais avec celui que je veux : ça ne passe pas. Non. Bien évidemment. Ca serait trop beau. Ca aussi je n'y ai pas droit ? Non ? D'accord. Va falloir que je me fasse à l'idée. Ca commence à faire beaucoup de choses auxquelles je n'ai pas droit. Bref, bref, bref. Arrêter de me lamenter devrait être une résolution à prendre au plus vite.

Posté par Decayed à 11:35 - Commentaires [1] - Permalien [#]

17 mars 2005

Lifemare

Irruption dans ma chambre, hier soir, de Mme ma génitrice.
"Qu'est-ce que tu fais ?
- Je fais des photos.
- Montre !
- Non, désolé, je préfère garder ça pour moi."
Souffles d'exaspération, claquage de portes. Bienvenue à la maison. Mère ne peut concevoir le fait que je n'ai pas envie de tout éxtérioriser et de tout partager avec eux. Eux, proches par le sang. Uniquement par le sang. Nous ne faisons pas partie de la même dimension. Les passe-temps favoris de mère sont les émissions de 20h45 de TF1. Les miens sont les longues marches et la photographie. Mère aime la chaleur, les tropiques, la musique bariolée, les grandes réunions de famille. J'aime le glacial, la pénombre, le silence.
Deux mondes, deux hémisphères cohabitant sous le même toît. Je fais des efforts pour que ces deux mondes ne s'affrontent pas constamment. Parce que je ne veux pas de conflits. Parce que je ne prends aucun plaisir aux relations conflictuelles. Eux aussi font des efforts, j'en suis convaincu. Mais les efforts effectués de part et d'autre ont leurs limites. Je ne veux pas qu'ils s'invitent et commentent le résultat de ces passe-temps très personnels avec leurs rires grossiers et leurs remarques sarcastiques... Eux qui ne parlent qu'en terme d'utilité matérielle, de rentabilité. Eux qui sont tellement terre-à-terre.

Garder ça pour moi, pour ceux qui comprennent, qui savent.

Posté par Decayed à 12:21 - Commentaires [4] - Permalien [#]

15 mars 2005

Think

Le printemps revient. Le soleil tape sur les vitres du bureau et nous nargue depuis tout là haut, nous qui sommes enfermés ici comme des souris de laboratoire (prêtes à être dissequées par de sanguinaires et impitoyables Terminales Scientifiques ;) ).
Tout à l'heure avec deux collègues, nous avons été boire notre café dans la petite cour intérieure située sous nos fenêtres, à l'ombre des arbres. Il y a là, depuis le début de la semaine, toute une ribambelle d'enfants venus jouer les reporters dans nos locaux. Je les observais tout  l'heure, à l'heure du déjeuner, depuis ma fenêtre. Et je me disais qu'ils en avaient de la chance. Que j'aimerais bien revenir à cette période là de ma vie. Ils n'ont pas ces soucis et tracas (futiles) d'adultes responsables avec lesquels nous nous débattons tous les jours. Ils avaient l'air d'être heureux. Ils s'amusaient d'un rien. L'adolescence les pourrira sous peu. On pouvait déjà remarquer certains signes de l'inéxorable dégénérescence qui les touchera tous (ou presque) bientôt...

La semaine dernière, j'avais fait une demande pour réjoindre une équipe sur le jeu auquel je jouais tous les soirs. J'avais été pris car, selon eux, "j'ai du potentiel". Et puis, j'ai réflechi. J'ai réalisé que je jouais beaucoup trop. Que ça me prenait tout mon temps libre. J'aime jouer, certes. C'est une de mes grandes passions. Mais il est vrai que j'abusais un petit peu trop... Plusieurs personnes me l'ont déjà dit. Alors j'ai recontacté le leader de l'équipe pour lui dire que je refusais finalement la période de test qu'ils me proposaient. Et puis en ce moment, l'autre passion que je me suis découverte me prend de plus en plus de temps. Et au moins en la pratiquant, je crée... Merci à elle (encore et toujours) de m'y avoir quelque peu poussé. Bon, ça fait depuis le début d'après midi que je suis sur cette note, tapant une ligne toutes les vingt minutes, entre deux appels. Je vais peut être bien finir par la poster ! Plus qu'une demie heure et un mardi de plus sera terminé. Vive le mardi...

Posté par Decayed à 17:04 - Commentaires [2] - Permalien [#]

14 mars 2005

En attendant

Et voilà une nouvelle semaine qui commence. L'envie de reposter des notes sans intérêt me reprend. Bon signe ? Je ne sais pas.
Ce week-end fut assez bon. Samedi fut une excellente journée comme je l'ai écrit dans ma note correspondante. Dimanche aussi. Un peu moins. Parce qu'elle n'allait pas bien. Et forcément ça m'affecte lorsqu'elle est comme ça. Et puis ne rien pouvoir faire pour l'aider, pour la soulager, pour la protéger... ça me rend malade. J'essaie quand même de faire de mon mieux... en attendant...

Mes journées de travail se suivent et se ressemblent toutes. Automatismes. Automatismes certes, mais je ne suis pas un automate. J'essaie de garder toujours ce quelque chose en moi qui fait que je ne déambule pas les yeux vides dans les rues, que je ne pousse pas les gens pour rentrer le premier dans la rame de métro. Qui fait que je m'arrête pour prendre mon temps, que je réponds au sourire qu'une petite fille inconnue peut m'offrir... Toutes ces choses à côté de quoi les autres passent chaque jour. Ces plaisirs simples qu'ils refusent de connaître car ce n'est pas du concret.
Je l'ai déjà dit, je le redis et je ne le redirai jamais assez mais je suis content d'avoir la chance de connaître des personnes qui comme moi, aiment ressentir ces choses, qui sont assez sensibles pour les ressentir... It's all about feelings.

Posté par Decayed à 12:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]

12 mars 2005

Sulfur

C'est fait, j'ai des images plein la tête et l'appareil. Je viens de finir mon thé en écoutant et regardant (encore) le DVD de Katatonia et non le silence comme je l'avais prédit dans le post précédent. Je viens aussi d'observer d'un oeil critique le résultat de ma longue marche. Marche commencant dans la douleur puisque pour monter tout là haut, il faut supporter pendant plusieurs kilomètres la présence humaine avec toutes les souillures que cela comporte : pollution olfactive, visuelle, auditive etc etc... Mais une fois cela derrière moi... Quel bonheur. Ui, ui, je n'hésite pas à employer le mot bonheur. Car c'est vraiment ce que j'ai ressenti, une fois allongé paresseusement au beau milieu des herbes folles, le soleil me chatouillant le bout des cheveux. Il ne manquait plus que...
Puis je me suis quand même décidé à me lever pour aller pratiquer mon moyen d'expression favori pour lequel j'étais monté jusque là haut. Là encore, l'homme a pu me montrer à quel point il est un être éxecrable. Tout ce qu'il touche est sali irrémédiablement. Même au coeur d'une forêt, sans aucune considération pour les êtres vivants l'habitant, il n'hésite pas à tout enlaidir en déversant ses immondes déjections industrielles ou autres... Dépitant et répugnant.
Malgré cela, mon après midi n'a pas été gâché. J'ai été retrouver la petite clairière que j'aime tant et où j'avais trouvé et sauvé un oiseau il y a quelques temps. Je me suis laissé aller et ai essayé de capturer la moindre beauté dont recèle ce site. Impossible de tout voir. Il y a trop de vies, des trésors dissimulés parmi les arbres.
Et je suis redescendu, un petit sourire au coin des lèvres, tout excité à l'idée de voir le résultat de mon escapade. Et ce soir, je partage...

Posté par Decayed à 20:14 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Là, tout de suite, maintenant...

Le ciel est couvert et grisonnant comme les cheveux de père. C'est le temps que je préfère. Je vais de ce pas, chausser mes rangers, attraper mon appareil à faire des images et monter en haut de la colline là bas. J'éspère y être seul et pouvoir ainsi réaliser sans contrainte toutes les idées de photos qui me trottent dans la tête depuis le début de la semaine. J'éspère aussi les partager ce soir avec elle. Et puis avec sa petite soeur également. Parce que elles, elles savent. Elles apprécient. Elles comprennent.
Et puis en revenant, je boierai un bon thé chaud, avec du miel en regardant par la fenêtre et en écoutant le silence.

Là, tout de suite, maintenant... je me sens bien. Parce qu'elle occupe toute ma tête.

Posté par Decayed à 14:20 - Commentaires [3] - Permalien [#]

11 mars 2005

The weakness of hope is the strength of decline

C'est amusant de voir que lorsque j'ai voulu mettre fin à ce blog volontairement, je n'ai pas pu résister bien longtemps. Au bout d'une semaine, j'étais de retour. Et finalement, c'est le quotidien, le médiocre, le vide qui a eu raison de lui... et de moi. Enfin... il n'est pas encore mort. Il agonise juste. A moi de voir si j'ai encore l'envie de lui insuffler un peu de vie.
Bref, je me décide à réécrire aujourd'hui car... car... Je ne sais pas comment l'exprimer. J'ai du mal à écrire. Je mets des heures pour faire sortir de ma tête la moindre phrase au prix de gros efforts. Mon inutilité se propage jusqu'ici...
Hier, elle m'a poussé à m'ouvrir au monde. Et je l'en remercie. Je la remercie pour beaucoup de choses d'ailleurs. Je la remercie d'exister. Je la remercie d'être si proche malgré la distance. Je ne la remercierais jamais assez...
Elle m'a donc poussé à parler à une personne dont j'admire beaucoup les créations. Créations que je trouve parfois très proches des miennes. Elle m'a aussi donné l'idée de publier sur mon blog ces photos que je garde pour moi (et pour elle). Je vais peut être suivre son conseil. Envie de partager, (intriguer), échanger avec ces personnes qui se trouvent si loin mais avec qui j'ai tant de choses en commun...

Posté par Decayed à 11:20 - Commentaires [3] - Permalien [#]

22 février 2005

Use-less

C'est mon inutilité qui me fait le plus peur lorsque je fais la moindre introspection. C'est pas croyable comme cela peut m'obséder en ce moment. Sentiment qui, tous les jours, grossit un peu plus. J'y pense toute la journée, tous les soirs. Ne pas arrêter de me poser des questions sur ce que j'ai pu faire d'utile pour moi même ou pour ceux que j'aime ces dernières années. Les réponses que je trouve m'effraient.

Posté par Decayed à 22:34 - Commentaires [5] - Permalien [#]

15 février 2005

Concert et bla bla bla

Concert hier soir. Un mot, un seul : grandiose. Et puis me retrouver avec ces quelques amis... Ca m'a fait vraiment plaisir. Retrouver le temps d'un soir cette complicité d'antan. Ca m'a fait un bien fou. En plus de ça, j'ai fait la connaissance d'une personne que j'ai beaucoup appreciée. Bref, j'ai tout oublié pendant les trois heures et demi qu'a duré le show. Je suis rentré à une heure du matin, extenué, mais je me suis endormi le sourire aux lèvres. Même ce matin, en me levant pour aller bosser, j'avais toujours la trace de ce sourire. Tout oublier le temps d'un soir... Ne plus penser à autre chose que le plaisir du moment... J'en redemande.

Posté par Decayed à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]



Page suivante »